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Dossier : bukanga lonzo ou la zarianisation de quelle épée mourra Matata Ponyo

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La chambre haute du parlement livre définitivement le senateur Augustin Matata Ponyo Mapon à la justice afin qu’il puisse répondre des charges de détournement  près de 300 millions des dollars américains qui lui sont imputés concernant le projet du parc agroalimentaire de Bukanga Lonzo.

 

En effet,  Augustin Matata Ponyo Mapon devrait être arrêté dans les prochaines heures et/où jour car le Président du sénat Modeste Bahati Lukwebo vient de fournir au Procureur Général près la Cour Constitutionnelle une explication claire, nette et précise concernant ses immunités parlementaires en ces mots :

 

« Le Sénat n’a pas à autorisé une nouvelle fois des poursuites estimant que l’ancien Premier Ministre Augustin Matata Ponyo Mapon n’a pas encore recouvré ses immunités, il est donc à la disposition de la justice » !

 

Près de deux ans après, le Procureur Général près la Cour constitutionnelle, Jean Paul Mukolo a une nouvelle fois saisi le bureau du Sénat pour solliciter l’autorisation d’instruction judiciaire à charge du sénateur Matata Ponyo.

 

Il justifie sa démarche par l’existence des faits nouveaux contenus dans un rapport d’inspecteurs des finances membres de la commission de contrôle sur la gestion du parc agro industriel de Bukanga Lonzo.

 

Ce rapport, d’après le Sénat, fait état d’infractions de faux et usage de faux et de détournements des deniers publics à charge du sénateur Matata Ponyo.

 

Après avoir reçu le réquisitoire du Parquet général près la Cour constitutionnelle, le bureau du a invité le PG près la Cour constitutionnelle pour l’audition sur cette affaire.

 

Après l’exposé du Procureur ce mardi 20 juin en l’absence du sénateur concerné, le bureau de la chambre haute du parlement a estimé qu’il n’est pas nécessaire d’autoriser pour la deuxième fois les poursuites à l’endroit de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo.

 

En date du 5 juillet 2021, la décision avait déjà été prise d’autoriser les poursuites et même la levée des immunités du sénateur Matata Ponyo.

 

Donc nous considérons que jusqu’à ce jour le collègue Matata Ponyo est toujours à la disposition de la justice, d’ailleurs dans le dossier concernant les biens zairianisés, nous n’avons pas encore été notifiés quant à la suite réservée à ce dossier.

 

Est-ce qu’il a été classé sans suite ou bien le dossier est en cours.

 

En tout cas nous ne sommes pas encore saisis, d’où nous estimons que nous n’avons pas à ce stade à nous prononcer une seconde fois”, a dit Bahati Lukwebo, président du Sénat.

 

Comme le collègue est à la disposition de la justice, il revient à la justice de lui poser toutes les questions nécessaires, de l’interroger et de poursuivre l’exécution du dossier.

 

Donc même si le collègue était là aujourd’hui il n’allait pas être question de dire que nous lui autorisons non, pour nous, il n’a pas encore recouvré des immunités, il est encore à la disposition de la justice à la suite à la décision du 5 juillet 2021″.

 

En effet, en date du 15 juin 2021, la plénière du Sénat avait décidé de rejeter la demande de lever les immunités du sénateur Matata Ponyo à la suite du réquisitoire du Procureur général près la Cour constitutionnelle dans l’affaire Bukanga Lonzo.

 

En effet, 46 sénateurs avaient voté Oui, 49 sénateurs ont voté Non et un bulletin nul.

 

Quelques semaines après, alors que le Sénat était en vacances, le bureau du Sénat avait autorisé des poursuites à l’encontre du sénateur Matata Ponyo.

 

Il avait transmis le dossier y afférent au Procureur général près la Cour constitutionnelle.

 

Ce, après une réunion du bureau de cette chambre à laquelle M. Mapon avait aussi pris part.

 

Le Procureur Général de la République, Jean-Paul Mukolo Nkolesha avait adressé le 24 juin 2021 au Président du Sénat, un réquisitoire aux fins d’obtenir l’autorisation d’instruction d’un autre dossier à charge de l’ancien Premier Ministre.

 

Il s’agit cette fois-ci, des faits de détournement des deniers publics des fonds destinés à l’indemnisation des 300 personnes qui seraient propriétaires des biens Zairianisés.

 

Le Procureur Général près la Cour constitutionnelle relate qu’Augustin Matata Ponyo aurait conclu en 2011, alors qu’il était Ministre des Finances, un Protocole d’accord en vue de permettre au Gouvernement Congolais d’indemniser 300 anciens propriétaires des biens Zairianisés.

 

Devenu Premier Ministre Matata Ponyo aurait décaissé 110.907.681,88 $ US et 27.894.707,92 Euros entre 2010 et 2013.

 

Toujours selon ce réquisitoire, des enquêtes menées au sein de la Directionde de Gestion de la Dette Publique (DGDP) n’ont trouvé aucune trace de ces 300 créanciers qui auraient perdu leurs biens meubles et immeubles du fait de la Zaïrianisation.

 

Ce qui avait poussé, à l’époque, le Procureur Général près la Cour de cassation à ouvrir un dossier contre M. Mapon.I

nfos relayée

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Édition spéciale 🎤: qui sont les BANYAMULENGE( Enquête)

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1) QUI SONT LES BANYAMULENGE

Selon diverses sources historiques les premiers groupes ancestraux des Banyamulenge sont arrivés il y a 200 ans dans la région qui deviendra plus tard le Congo belge, puis le Zaïre et finallement la RD Congo. Le groupe s’est constitué à partir de quatre groupes d’origine :
un premier groupe originaire du Royaume du Rwanda
un deuxième en provenance du Burundi
un troisième de Tanzanie et,
un quatrième groupe composé d’esclaves issus de tribus locales (Bashi, Bafulero et Batetela) qui ont progressivement été incorporés comme membres à part entière.

Les Banyamulenge habitent la province du Sud-Kivu et, en1996, à la veille de la première guerre congolaise, leur nombre était estimé à 400.000 personnes. Comme on peut en déduire de leur origine diverse les Banyamulenge ne sont pas tous d’origine tutsie, même si une majorité affirme avoir des ancêtres dans ce groupe ethnique. De plus, culturellement parlant, la division entre les concepts ethniques de «Tutsi» et de «Hutu» n’a pas parmi eux la même signification qu’au Rwanda et au Burundi. En fait les Banyamulenge centre leur identité sur les concepts identitaires de «Banyamulenge» et de «Congolais», plutôt que sur celui de «Tutsi».

2) QUELS ONT ÉTÉ LEURS PRINCIPAUX PROBLÈMES EN RDC?
a) SOUS LE RÉGIME DE MOBUTU

Au cours des deux dernières décennies du régime Mobutu, les Banyamulenge ont été la cible de discrimination ethnique systématique :

en dépit du fait que les Banyamulenge étaient reconnus historiquement comme une des tribus natives du Congo (c’est-à-dire comme un des groupes établis sur le territoire congolais avant 1885), ils se sont vus nier leur droits civiques, comme celui d’être élu au parlement, d’être ministre, etc. et, au début de 1996 on leur a arraché leur citoyenneté congolaise et le régime Mobutu décida de les exulser vers des pays étrangers, spécifiquement le Burundi et le Rwanda. C’est ce qui explique qu’en août 1996 un groupe de jeunes banyamulenge (dont certains reçurent une formation militaire au Rwanda, alors que les autres désertèrent d’unités militaires zaïroises) prirent les armes pour combattre contre le régime Mobutu. Deux mois plus tard ils furent rejoints par Laurent-Désiré Kabila qui, en mai 1997 devint le nouveau président du Congo après la défaite des troupes de Mobutu.

Au cours de cette première guerre, les Banyamulenge ont été appuyés par les troupes rwandaises pour deux raisons principales :

Certains Banyamulenge avaient combattus avec le Front patriotique rwandais, contribuant à sa prise du pouvoir à Kigali en 1994; et

Au lendemain de sa victoire l’APR se trouva entraînée dans une poursuite des combats contre les restes génocidaires de l’armée rwandaise (ex-FAR) et de la milice Interahamwe qui lançaient des attaques à partir du territoire congolais, depuis les provinces du nord et du Sud-Kivu.

b) SOUS LE RÉGIME KABILA

On devrait garder à l’esprit que malgré de sérieuses réserves exprimés par les Banyamulenge, Laurent-Désiré Kabila fut placé à la tête de la rébellion par l’Ouganda et le Rwanda. Le groupe n’avait en effet pas oublié les crimes commis contre les Banyamulenge au cours de la rébellion muléliste des années 1960. Une fois au pouvoir en mai 1997, Kabila nomme des officiers rwandais à des postes de commandement stratégique au sein des forces armées congolaises (FAC) : le colonel rwandais James Kabarebe devint le chef d’état-major des FAC (poste qu’il occupe de mai 1997 à juillet 1998). Les officiers banyamulenge qui avaient pourtant joués un rôle clé au cours de la campagne militaire des différents pays de la région contre le régime Mobutu, ne seront pas promus à cause de l’agenda secret du Rwanda en RDC. À l’époque, à cause des positions stratégiques qu’ils détiennenent dans l’appareil militaire congolais, les Rwandais estiment qu’ils leur sera possible de manipuler le régime Kabila pendant longtemps. Le gouvernement Rwandais est pleinement conscient que les Banyamulenge, tant les militaires au sein de l’armée congolaise que les dirigeants politiques du groupe, sont opposés à cette politique de manipulation occulte. Cette opposition au contrôle de fait exercé par le Rwanda sur une partie de l’appareil d’État congolais, explique pourquoi aucun officier banyamulenge ne fut promu au sein des FAC entre le mois de mai 1997 et le mois d’août 1998.

En juillet 1998, alors que Laurent-Désiré Kabila, avec l’appui d’alliés au sein de la SADC, auquel le Congo s’est joint peu après la défaite du régime Mobutu, tente de prendre le contrôle total le l’appareil d’État, on assiste à une détérioration rapide des rapports entre le régime congolais et les Rwandais. Les troupes rwandaises se voient finalement signifier un ordre d’expulsion du Congo. Lorsque la deuxième guerre éclatera finalement en août 1998, la principale cible de l’armée congolaise sur l’ensemble du territoire nationale fut (et demeure jusqu’à ce jour) les Banyamulenge (civils et militaires confondus). Kabila et certains de ses ministres, dont Yerodia Ndombase) iront jusqu’à inciter le peuple congolais à tuer tous les Tutsis (Banyamulenge et autres Tutsis). Subséquemment, des milliers de personnes assimilées à un groupe ethnique sur la base de leur facies furent tuées ou emprisonnées. Dans certains cas cela mènera au meurtre de personnes qui n’avaient strictement rien à voir avec les Banyamulenge ou les Tusis (rwandais ou congolais), comme des Peuls et des Djoula d’Afrique de l’ouest ou des Somaliens, dont le seul crime fut d’avoir été présent à Kinshasa au moment de ces événements.

3) LE DIFFÉREND ENTRE LES BANYAMULENGE ET LES RWANDAIS SUR LA QUESTION CONGOLAISE
Le premier différend entre les Banyamulenge les Rwandais remonte à décembre 1996 lorsque l’APR, sous prétexte de «raisons de sécurité», planifie le déplacement de l’ensemble de la population banyamulenge du Sud-Kivu vers le Rwanda. Pour certains Banyamulenge ceci équivaut à une «déportation» forcée et sera opposée par de nombreux officiers banyamulenge qui seront arrêtés et emprisonnés au Rwanda pendant 9 mois sans autre forme de procès. Parallèlement, les dirigeants politiques banyamulenge qui s’opposeront à ce plan seront purgés des structures politiques de l’AFDL (entre autres Müller Ruhimbika). Ceux qui sont proches de Kabila seront les seuls qui accepteront d’être manipulés par les Rwandais. À l’heure actuelle, c’est également le cas de ceux qui détiennent des postes au sein du RCD-Goma.

En fait, lorsqu’éclate la deuxième guerre congolaise en août 1998, des dirigeants banyamulenge, auxquels se joignent d’autres Congolais, décident de la création d’un parti politique complètement indépendant du Rwandan et de tout autre pays étranger. Le FRF (Forces républicaine et fédéralistes) fut malheureusement rapidement saboté par les services de renseignement rwandais et ses dirigeants forcés à s’exiler en Europe. Mais le parti jouit encore d’appuis très importants parmi la population, particulièrement dans la province du Sud-Kivu où les rebelles du RCD-Goma eux, n’ont aucun appui auprès de cette dernière. Tous les efforts en faveur d’une réconciliation par les dirigeants des différents groupes ethniques du Sud-Kivu, et d’autres régions dans l’est de la RDC, ont été systématiquement sabotés par les militaires rwandais basés dans cette région du Congo, ainsi que par le régime Kabila.

En résumé, les Banyamulenge sont opposés à la politique du gouvernement rwandais qui consiste en RDC à dominer le peuple congolais et à piller ses ressources naturelles (minières et forestières). Cette position s’applique aussi aux autres pays, comme l’Angola, l’Uganda et le Zimbabwe qui ont, dans les faits, la même politique que le Rwanda. Les Banyamulenge et tous les autres groupes ethniques de la RDC qui ont directement fait les frais de la réalité de la politique étrangère de ces pays dans les teritoires occupés, dans l’est et le nord du pays, ou dans les régions minières du Katanga et Kasaï – où les alliés de Kinshasa ont obtenu un accès sans limite au diamants et aux autres ressources minières – sont arrivés à la même conclusion : toutes les puissances étrangères doivent se retirer de la RDC et un processus de réconciliation nationale doit être mis en oeuvre.

La communauté internationale doit venir en appui à ce processus et un Tribunal pénal international doit être créé avec un mandat couvrant la période allant de1993 au temps présent, afin que ceux qui sont coupable de crimes contre l’humanité puissent être traduits devant la justice pour mettre fin au cycle de la violence et pour permettre aux collectivités et aux individus d’Afrique centrale de mettre cette période de souffrance et de mort derrière eux.

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Espace: Incroyable découverte d’un trou noir qui «avale» un soleil par jour

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Espace: l’étonnante découverte d’un trou noir qui «avale» un soleil par jour

Selon une étude parue dans la revue scientifique Nature, des astronomes ont identifié un trou noir supermassif qui absorbe l’équivalent d’un soleil par jour, au cœur du « quasar » – le noyau de la galaxie qui l’abrite – le plus lumineux jamais observé.

Une trouvaille stupéfiante. « Nous avons découvert le trou noir à la croissance la plus rapide connu à ce jour. Il a une masse de 17 milliards de soleils et “mange” un peu plus d’un soleil par jour », a rapporté dans un communiqué de l’Observatoire européen austral (ESO), Christian Wolf, astronome à l’Australian National University (ANU) et auteur principal de cette étude parue dans la revue Nature.

 

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#SPORT: ⚽⚖️ Le footballeur brésilien a été condamné pour avoir violé une femme dans les toilettes d’une discothèque de Barcelone.

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⚽⚖️ Le footballeur brésilien a été condamné pour avoir violé une femme dans les toilettes d’une discothèque de Barcelone.

Dani Alves avait affirmé pendant son procès, qui s’est tenu du 5 au 7 février dernier, avoir eu une relation sexuelle consentie et avait réfuté toute forme de violence à l’encontre de la plaignante.

Une version peu convaincante pour la procureure, qui avait requis neuf ans de prison contre le Brésilien.

Footballeur parmi les plus titrés de l’Histoire, Dani Alves avait immédiatement été licencié par son club mexicain des Pumas après les faits, en janvier 2023. Le joueur était depuis en détention provisoire.

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